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Rôle central des troubles de la

mémoire épisodique en psychose

Notre laboratoire de recherche a contribué significativement à cette littérature en combinant différentes techniques cognitives neuroscientifiques telles que l'imagerie cérébrale pour répondre à ces questions cliniquement pertinentes. Nous avons observé que les personnes atteintes de schizophrénie présentent des déficits de mémoire relationnelle (1) et que ce déficit est lié à des anomalies du système de l'hippocampe et du cortex préfrontal (2). Ce travail a porté sur l'ensemble du continuum des troubles psychotiques, soit des personnes à risque clinique élevé (3), aux premiers épisodes psychotiques (4) et à la schizophrénie persistante (5). Nous avons notamment démontré que ces déficits de mémoire influencent négativement et spécifiquement les trajectoires cliniques (6) et fonctionnelles (7). 

Références

(1) Voir Lepage et al., 2015 pour une revue

(2) Voir Achim et al, 2005a; 2005b; Guimond et al., 2017; Hawco et al., 2013; 2015 Luck et al., 2016

(3) Azar et al., 2016

(4) Voir Achim et al., 2007; Lepage et al., 2006; 2014; Luck et al., 2009; 2014

(5) Voir Guimond et al., 2016; 2017; Sauvé et al., 2019

(6) Bodnar et al., 2008; 2010; 2011; 2012

(7) Jordan et al., 2014; 2018

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Études longitudinales sur les premiers épisodes de psychose

Depuis 2004, nous avons développé une expertise unique dans les études longitudinales sur les premiers épisodes de psychose en combinant des données cliniques, neurocognitives et de neuroimagerie. Cela a permis d'explorer l'issue des prognostics en ayant recours à ces données et en les analysant avec d'autres portant sur la prévalence des symptômes. Dans une série de publications, nous avons examiné la rémission des symptômes tant négatifs que positifs suite à un premier épisode de psychose et nous avons identifié les mesures neurocognitives et cérébrales d'une rémission précoce de psychose (1). Récemment, nous avons affiné nos travaux en nous concentrant davantage sur les symptômes négatifs persistants (2). Nous avons également examiné de façon systématique l'évolution longitudinale de l'insight et de quelle façon il se rapporte aux changements structurels dans le cerveau (3). Nous poursuivons toujours nos études longitudinales en utilisant un nouveau protocole d'imagerie à haute résolution. 

Références

(1) Bodnar et al., 2008;2012; Luck et al., 2011

(2) Benoit et al., 2012; Bodnar et al., 2014; Hovington et al., 2012;2014;2015; Lutgens et al., 2018; Makowski et al, 2016;2017;2020

(3) Buchy et al., 2015a; 2015b; 2017; 2018

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Interventions psychologiques en schizophrénie et autres troubles psychotiques

Un autre champ d'intérêt important pour notre équipe est le développement d'interventions psychologiques pour les personnes vivant avec un trouble psychotique. Depuis 2010, nous avons mené plusieurs projets de recherche impliquant des thérapies de remédiation cognitive (1) et des thérapies cognitives comportementales (2). Nous avons obtenu des subventions (incluant des IRSC et une Chaire de recherche FRQS) pour mener des essais contrôlés randomisés et ainsi tester l'efficacité de nos nouvelles interventions. Le développement de telles interventions a été grandement facilité par la création du Centre d'Intervention Psychologique Personnalisé pour la Psychose (CI3P) à l'Institut Douglas.

 

C'est grâce à l'audace et à la vision d'Amine Saadi, Directeur adjoint - Services spécialisés, de Chantal Fournier, Coordonnatrice - Continuum santé mentale adulte, et du Dr. Martin Lepage - psychologue clinique et chercheur, que le CI3P a pu voir le jour en 2016. Ce projet novateur est également rendu possible grâce à la collaboration du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal, Direction des programmes de Santé Mentale et Dépendances

Le CI3P regroupe sous un seul toit toutes les ressources psychologiques pour la psychose (des psychologues, neuropsychologues et internes en psychologie) ainsi que des étudiants et chercheurs associés.

 

La clinique offre des interventions psychologiques aux utilisateurs de services des cliniques associées au programme des troubles psychotiques. Nous donnons des services à plus de 150 patients par année, et offrons des interventions individuelles et de groupe. La vaste majorité des utilisateurs de services (environ 90%) participe également aux activités de recherche, incluant notamment de nouvelles interventions et d'autre types de recherche clinique. En ce sens, la clinique est au centre de nos études portant sur des interventions psychologiques.​​​​​

Références

(1) Voir Benoit et al., 2016; De Souza et al., soumis; Guimond et al., 2016; 2018

(2) Voir Auclair et al., 2016; Baer et al., 2019; Konsztowicz et al. 2019; Montreuil et al., 2016

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